MIDI PYRENEES : LA PAF arrête femmes et enfants dans une structure d'hébergement

Publié le par R.E.F.I

Cela se passe en Midi Pyrénées

dans une structure d'hébergement


A L’ATTENTION DES PARTENAIRES

 

 

            Nous tenions par la présente à attirer votre attention sur les nouvelles pratiques de la Préfecture et les interpellations qu’elle n’hésite plus à faire, accompagnée de la PAF.

Ces arrestations ont lieu directement dans les structures sociales. Nous avons tristement assisté, impuissants, à deux exemples durant le mois de septembre au sein du Gîte de l’Ecluse :

 

-          le 03/09/08 : Deux policiers, un agent de la Préfecture et une interprète se sont présentés au service d’accueil de jour pour femmes. Dans le même temps, la directrice du gîte a reçu un appel de la Préfecture pour la prévenir de l’intervention qui se préparait. L’équipe du gîte a demandé aux personnes entrées dans l’accueil pour femmes de quitter les lieux, ce qu’ils ont fait. Ils sont ensuite rentrés dans le gîte par l’entrée principale et une personne de l’équipe les a accompagné jusqu’au bureau de la Directrice. Après un court entretien, ils ont souhaité se présenter à l’appartement d’une des familles hébergées, famille monoparentale constituée d’une femme et de ses trois enfants. La mère de famille leur a ouvert, le représentant de la Préfecture  lui a signifié alors la décision administrative de repartir en Pologne. Ils ont ensuite demandé à la famille de les suivre pour les amener directement au centre de rétention administrative de Cornebarrieu en pressant les enfants de se chausser, en tapotant l’épaule de la mère et en lui précisant que ça ne servait à rien de pleurer. Devant le gîte, un fourgon et une petite voiture les attendaient. Une personne de la PAF a alors proposé que la mère et les enfants soient séparés dans les véhicules. Devant la réaction de la mère et de l’équipe du gîte, la personne de la PAF a répondu que ça ne servait à rien de s’énerver et que cette solution permettrait au moins de parler avec Mme par le biais de la traductrice. Un des policiers a alors proposé de laisser sa place afin que la traductrice puisse monter dans le fourgon avec la famille. Dès le lendemain matin, la famille était reconduite en Pologne. Contrairement à ce qui nous avait été dit et précisé à la famille, aucun représentant de la Cimade n’a pu la rencontrer avant son départ.

 

-          le 23/09/08 : Deux équipes de police accompagnées de personnel de la Préfecture sont intervenues simultanément sur les deux structures de l’association Espoir (Gîte de l’Ecluse et Centre de Fages). Une fois encore, les directeurs d’établissements reçoivent un appel de la Préfecture pour les informer de ces interventions en leur demandant fermement de bien vouloir coopérer.  Comme ils n’étaient pas munis de commission rogatoire, la directrice du gîte de l’Ecluse ne leur a pas ouvert. La personne de la Préfecture, au téléphone avec la directrice, l’informe que cela « risque de lui coûter cher ». Elle ne s’exécute pas. Finalement la police interpelle le couple censé être interpellé dans l’autre structure de l’association, sur le trottoir devant l’Ecluse. Cette arrestation se fait avec beaucoup de violences. En effet, la femme (sourde et muette) est tirée très violemment  par plusieurs agents de police vers leur véhicule, les agents de police empêchant pendant ce temps les personnes de l’équipe de sortir du gîte.  La police, habillée en civil et utilisant une voiture banalisée, a conduit le couple au C.R.A et dès le lendemain matin, ils ont été renvoyés en Pologne.

 

Cela pose la question de l’avenir du travail social et de la crédibilité que nous pouvons avoir dans une relation d’accompagnement et d’aide auprès des personnes.

 

Quel est le sens du travail éducatif dans ces conditions ?

 

Que va-t-il advenir de ces personnes étrangères si elles ne souhaitent plus intégrer les structures sociales par peur d’être ainsi mieux repéré ?

 

Les structures accueillant ce type de public sont-elles  devenues une annexe du C.R.A et les travailleurs sociaux des agents exécutants de la Préfecture ?

 

Peut-on accepter le traitement réservé à ces personnes venues faire une demande d’asile, en France, pays des droits de l’homme, pour ensuite être traitées comme des délinquantes ?

 

C’est pourquoi nous vous invitons à signer cette pétition :

 

NOM/PRENOM

ADRESSE

PROFESSION

SIGNATURE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Pétition à retourner par fax au 05.34.40.15.99 ou par mail : gitedelecluse-espoir@9business.fr

 

Publié dans SOLIDARITE

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Commenter cet article

cmoi 05/02/2009 14:27

Il est tout à fait normal que la police fasse son travail et expulse des clandestins, qui n'ont pas le droit d'être sur le territoire national.

R.E.F.I 16/02/2009 11:58


Il est tout à fait normal que des personnes résistent, y compris au droit, quand ce droit est injuste, inhumain, et qu'il nous ramène à une histoire que d'autres résistants ont combattu. Des
policiers, dénoncent eux aussi la course aux objectifs d'expulsions qui les détournent de leurs missions de prévention...

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